Katinka Bock / Galerie Jocelyn Wolff

Katinka Bock est née en 1976 à Frankfurt, elle vit et travaille à Paris depuis 2001. Après des études de sculpture à la Kunsthochschule Berlin-Weißensee, où elle est diplômée en 2004, elle obtient en 2005 un post-diplôme en art à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Lyon. Elle est scultptrice et plasticienne et a bénéficié d’expositions personnelles au Kunstmuseum Luzern, au MAMCO Genève, à Culturgest Lisbon, au Kunstmuseum Stuttgart, au Kunstverein Nürnberg, à la Synagogue de Delme etc. En 2012 elle est lauréate du prestigieux prix de la Fondation d’entreprise Ricard.

 

5 dates repères

2014:  A and I, cur Louis Croquer, solo exhibitionHenry Art Gallery, Seattle, USA.

2013/2014: 40 räuber, solo exhibitionMAMCO, Geneva, Switzerland.

2012/2013: Residency at Villa Medicis, Roma, Italy.

2011/2012: Pour un art pauvre, group exhibitionCarré d’Art, Musée d’art contemporain de Nîmes, Nîmes, France.

2008: Kanon, solo exhibitionCentre d’art contemporain de la Synagogue de Delme, Delme, France. 

 

Projet

Le projet de Katinka Bock pour le Prix Meurice s’inscrit dans la lignée du projet réalisé en 2015 aux Laboratoires d’Aubervilliers. Travaillant autour du don et du contre-don, Katinka Bock inscrivait ce projet dans un territoire particulier et proposait d'échanger ses sculptures en terre cuite avec les commerçants du quartier, contre l'objet qu'ils voulaient bien lui donner. 
L'artiste avait ensuite emballé chacun des objets dans une feuille de terre, qu'elle avait fait cuire. L'objet de l'échange était ainsi voué à disparaitre. Néanmoins, la sculpture en gardait la trace, par sa forme ou à travers les cendres qu'elle contenait. Cette série de terres cuites était accompagnée d'un film en Super 8 en lien avec les œuvres et d’une « lecture- performance-fontaine » avec Clara Schulmann. En 2017, Katinka Bock est invitée à réaliser au Centre d'art Mercer Union de Toronto une exposition dans la lignée de celle des Laboratoires. Pourtant, malgré un mode d'emploi similaire (protocole d'échange et thème du don), le projet d'exposition n'aura pas la même forme. Les sculptures sont chaque fois le fruit d'une alchimie unique entre le lieu, la rencontre des commerçants et l'intuition qui les présente. Si la Mercer Union se trouve aussi dans un quartier commercial et populaire, il est socialement différent d'Aubervilliers. La culture locale, la dynamique de quartier et les gens vont déterminer si, et de quelle façon, ils s'ouvrent à l'échange.
Pour Toronto, l'artiste souhaite de nouveau collaborer avec un écrivain pour créer une autre performance liée au texte et son auteur. 

 

Projet International

Travail en amont auprès des habitants et commerçants voisins de Mercer Union (juin 2016), restitution du projet à Mercer Union, Toronton, en mars 2017.